Qui sommes-nous
Administration
Notre Hôpital
La compassion par essence
Histoire
Salle des nouvelles
Magazines
Événements
Indicateurs de qualité
Notre hôpital

Introduction
Depuis 1934, l’Hôpital général juif (HGJ) dispense des traitements d’avant-garde et prodigue des soins avec compassion à des patients d’origines culturelles et religieuses diverses, à Montréal ainsi que partout au Québec et même à l’extérieur de la province. Ce centre hospitalier à vocation universitaire de 637 lits, affilié à l’Université McGill, est l’un des hôpitaux de soins actifs les plus grands et les plus occupés de la province, avec plus de 23 000 patients admis chaque année, et 300 000 patients externes, 67 000 visites à l’urgence et plus de 4 000 naissances.

Mission
  • Dispenser des soins généraux et spécialisés de la plus haute qualité, avec humanité et compassion, en mettant l’accent sur les soins spécialisés et ultra-spécialisés.
  • Développer et promouvoir un environnement propice à assurer la position de leadership de l’Hôpital et son excellence dans le domaine de l’éducation en sciences de la santé.
  • Encourager et soutenir la recherche afin d’accroître les connaissances relatives à la santé, à la prévention des maladies, à leurs causes et à leurs traitements.
  • Participer activement au développement et à l’évaluation de nouvelles technologies, et faire figure de leader dans ce domaine afin d’améliorer la qualité des soins.
Historique
À partir des années 1880 jusque dans les années 1920, des millions de Juifs d’Europe de l’Est et de Russie ont cherché refuge en Amérique du Nord, fuyant les persécutions religieuses. Beaucoup d’entre eux s’établirent à Montréal, venant s’ajouter à la communauté juive déjà installée dans la ville depuis le XVIIIe siècle.

À leur arrivée à Montréal, les immigrants juifs découvrirent une société beaucoup plus tolérante que celles auxquelles ils venaient d’échapper. Pourtant, au début du XXe siècle, les préjugés religieux étaient courants à Montréal (comme ailleurs en Amérique du Nord); c’est pourquoi les Juifs avaient parfois de sérieuses difficultés à obtenir des soins de santé appropriés et à se trouver un emploi dans les grands hôpitaux de Montréal. C’est ce qui a amené certains leaders médicaux et civils de la communauté juive à ouvrir plusieurs petites cliniques pendant les années 1910. Mais de nouvelles vagues d’immigrants continuaient d’affluer dans la ville et, au milieu de la décennie 1920, il devint important de trouver une solution plus globale.

À la suite d’une série de rencontres vers la fin des années 1920, les dirigeants et philanthropes juifs décidèrent qu’il fallait construire un hôpital pour répondre aux besoins grandissants de la communauté juive. En même temps, il fut unanimement reconnu que le nouvel hôpital, même s’il était d’abord destiné à aider les Juifs de Montréal, accueillerait des patients et des employés de toutes origines religieuses, ethniques, culturelles et linguistiques.

Le 22 septembre 1929, une réunion de plus de 3 000 personnes s’est tenue au Mount Royal Hotel pour le lancement officiel d’une collecte de fonds pour la construction de l’hôpital. Ironiquement, à peine un mois plus tard, les marchés boursiers s’effondraient à New York, déclenchant la Grande Crise, cataclysme qui allait menacer les plans ambitieux des fondateurs de l’hôpital. Soudainement, de nombreuses familles juives de Montréal ont vu disparaître presque toutes leurs économies, et leurs maigres moyens ne leur ont plus permis de respecter leur engagement d’aide financière. Mais le désir d’un hôpital juif était si fort que presque tous les dons ont fini par se matérialiser, même si certains donateurs ont dû attendre jusqu’aux années 1940 pour honorer leur engagement.

Malgré tout, la première pelletée de terre a lieu le 3 août 1931, en présence de Lord Bessborough, Gouverneur général du Canada, et en 1933 l’immeuble au coin du chemin de la Côte‑Sainte‑Catherine et du chemin de la Côte-des-Neiges reçoit officiellement le nom d’Hôpital général juif. C’est également en 1933 que le philanthrope Allan Bronfman, qui avait contribué à la création de l’hôpital, est nommé président et commence un mandat qui se poursuivra jusqu’en 1955. La même année, Samuel S. Cohen arrive de New York pour devenir le premier directeur général de l’hôpital, poste qu’il occupera jusqu’en 1968. Le 8 octobre 1934, Lord Bessborough procède à la pose de la dernière pierre sur l’immeuble principal et, une semaine plus tard, l’hôpital admet son premier patient.

La première décennie n’est pas de tout repos, car l’institution doit faire face à la Crise et, par la suite, contribuer aux efforts de guerre des Canadiens et des Juifs durant la Deuxième Guerre mondiale. Mais à partir de 1936, l’hôpital reçoit l’aide généreuse des bénévoles de l’Auxiliaire des femmes (qu’on appelle maintenant les Auxiliaires de l’HGJ), qui mettent sur pied toute une série de comités et de projets pour fournir l’équipement et les services indispensables.

La fin de la guerre marque le début d’une période de croissance phénoménale, d’innovations et d’importants développements médicaux. De 1951 à 1972, l’hôpital possède sa propre école d’infirmières sur les lieux, et durant les années 50 et 60, la construction de nouvelles ailes permet d’accueillir un nombre croissant de services, de divisions et de programmes spécialisés. Trois étapes historiques importantes sont franchies en 1969, avec l’ouverture de l’Institut Lady Davis de recherches médicales (ILD), la création de la Fondation de l’HGJ, et l’affiliation de la plupart des services de l’hôpital à l’Université McGill.

Le rythme de croissance s’intensifie dans les années 70, et l’Hôpital général juif doit s’adapter pour répondre adéquatement aux droits et aux besoins des patients. Par exemple, en 1973, l’HGJ devient le premier hôpital canadien à créer un poste de représentant du patient, à l’image du poste d’ombudsman. Et en 1981, les Auxiliaires mettent sur pied « L’espoir, c’est la vie », un programme d’aide exemplaire et visionnaire pour les patients atteints de cancer et leurs familles, maintenant reconnu pour son excellence à travers le monde. Il importe aussi de mentionner, en 1978, le changement de nom de l’hôpital qui devient officiellement Hôpital général juif – Sir Mortimer B. Davis, en hommage au legs de biens personnels de l’éminent homme d’affaires et bienfaiteur.

Au tournant du XXIe siècle, l’HGJ accomplit des progrès remarquables. Cinq centres d’excellence y sont désignés : en oncologie, en cardiologie, en médecine d’urgence, en médecine familiale et en gynécologie-obstétrique. Ces désignations signifient que l’hôpital, tout en offrant des traitements et des soins de première qualité dans tous les domaines médicaux, se démarque de façon particulière dans ces cinq spécialités.

L'époque moderne
À l’aube du XXIe siècle, l’Hôpital général juif doit encore faire face aux besoins croissants de nouvelles vagues d’immigrants qui arrivent maintenant de partout dans le monde. Le quartier Côte‑des‑Neiges où est situé l’HGJ est désormais la destination de plusieurs nouveaux arrivants à Montréal, et il est devenu l’une des zones urbaines les plus diversifiées au Canada, en termes d’origines ethniques et culturelles.

Ces conditions poussent l’HGJ à développer, améliorer et élargir l’ensemble de ses services médicaux. C’est ainsi qu’en 2005, pour trouver l’espace nécessaire à son expansion, l’hôpital acquiert de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Croix un terrain voisin de six acres, avec les édifices qui s’y trouvent. La propriété est utilisée aujourd’hui par une unité d’hémodialyse, ouverte en 2005, et par le Centre de prévention cardiovasculaire, inauguré en 2006. Dans les années à venir, d’autres services aux patients y seront installés, notamment des locaux plus grands et améliorés pour le Service de l’urgence, une unité de soins intensifs et le Centre de médecine familiale Herzl.

Mentionnons également l’inauguration en 2006 du Centre du cancer Segal, qui occupe quatre des huit nouveaux étages construits au-dessus du pavillon existant dans la portion ouest de l’hôpital. Le Centre du cancer Segal réunit sous un même toit tous les services et les programmes de l’HGJ touchant le cancer, incluant le diagnostic, le traitement, la recherche, la prévention et le soutien psychosocial. Cette approche favorise une plus grande efficacité, car les professionnels de la santé de différents domaines sont regroupés commodément et sont en mesure d’intervenir rapidement pour des soins optimaux.

Cette approche pluridisciplinaire, particulièrement manifeste au Centre du cancer Segal, est devenue pratique courante à l’Hôpital général juif, et les différentes équipes de professionnels de la santé collaborent étroitement et de façon régulière, pour le plus grand bien des patients.

La population des patients
L’Hôpital général juif poursuit sa tradition de service à la communauté juive de Montréal, mais les traitements et les soins sont aussi dispensés à un large éventail de patients de toutes les origines qui viennent surtout des environs immédiats et d’autres secteurs de Montréal. De plus, l’HGJ accueille un grand nombre de patients référés de partout au Québec et d’ailleurs au Canada, en raison du statut de centre de référence de l’hôpital dans des domaines comme le cancer et la néonatalogie. Environ la moitié des patients hospitalisés viennent des quartiers environnants, 30 pour cent d’ailleurs dans la région de Montréal, et 20 pour cent de l’extérieur de Montréal.

L’hôpital est situé dans un des quartiers les plus diversifiés au Canada, en termes d’origines ethniques et culturelles. En fait, parmi tous les immigrants qui arrivent à Montréal chaque année, presque la moitié s’installent aux environs immédiats de l’Hôpital général juif. Il n’existe pas de statistiques détaillées à cet égard, mais on estime qu’environ deux douzaines de langues sont parlées dans l’hôpital sur une base régulière, en plus de l’anglais et du français.

L’HGJ doit également faire face à des pressions en raison de la proportion relativement élevée de patients âgés, sans compter que sa population s’accroît plus rapidement que la population totale de Montréal. En fait, l’HGJ traite environ deux fois plus de patients âgés (de plus de 75 ans) que les autres hôpitaux universitaires. Ces patients sont souvent très malades, ils requièrent des soins de niveau plus élevé, nécessitant souvent l’intervention de plusieurs spécialistes et professionnels de la santé. De plus, le Service de l’urgence est l’un des plus achalandés de Montréal, avec 67 000 patients en 2006 (30 pour cent de plus qu’en 2001) et 12 000 entrées d’ambulance en 2006 (32 pour cent de plus qu’en 2001).

Pour mener à bien une telle charge de travail, l’Hôpital général juif a transformé ses services aux patients en traitant plus de patients sur une base ambulatoire, plutôt que de les hospitaliser. L’hôpital a aussi déplacé le plus d’activités possible des services hospitaliers aux services externes, en traitant les cas plus légers sur une base ambulatoire et en concentrant plus d’effort aux patients plus malades.

La recherche et l'enseignment
Depuis sa création en 1969, l’Institut Lady Davis pour la recherche médicale de l’HGJ fait partie intégrante de l’hôpital, et il a contribué à renforcer le statut et les liens académiques de l’HGJ avec l’Université McGill. Les études cliniques poussées et les recherches en laboratoire sont essentielles pour l’amélioration des diagnostics, la détection précoce des maladies et l’élaboration de traitements plus efficaces.

L’HGJ réalise environ 22 pour cent des activités de formation de la faculté de Médecine de McGill, et l’Institut Lady Davis est classée régulièrement aux premiers rangs par le Fonds de la recherche en santé du Québec. La valeur des bourses de recherche de sources externes attribuées aux chercheurs de l’ILD chaque année est d’environ 40 $ millions, ce qui place l’Institut au premier rang ou très près en tête de liste pour le financement par chercheur dans les établissements de recherche affiliés aux hôpitaux du Québec.

L’ILD est actuellement un des premiers établissements de recherche biomédicale en importance au Canada, et il a acquis une réputation internationale dans des domaines comme le sida, le vieillissement, le cancer et la génétique. L’Institut est aussi le site de différents programmes de l’Université McGill, notamment :
  • Le centre SIDA McGill, dirigé par le Dr Mark Wainberg, ancien président de la Société internationale du sida
  • Le Centre Bloomfield pour la recherche sur le vieillissement, où des chercheurs-cliniciens ont fait des découvertes majeures dans la compréhension des maladies liées au vieillissement telles que la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson
  • Le Centre de recherches appliquées en cancer McGill, conçu pour que les patients puissent bénéficier plus rapidement des découvertes qui sont faites en laboratoire
  • Le Programme de chirurgie et d’oncologie de la tête et du cou de McGill
  • La Clinique de ménopause McGill
  • Le Groupe Terry-Fox d’oncologie moléculaire
  • Le Centre de recherche en soins infirmiers
Philanthropie et bénévolat
L’engagement communautaire, un élément fondamental des activités de l’HGJ, remonte à l’ouverture de l’hôpital. Les donateurs et les bienfaiteurs proviennent de tous les horizons et d’une multitude d’origines ethniques et religieuses. Quel que soit leur niveau de revenu, ils contribuent à l’amélioration continue des services aux patients. Les démarches auprès des bienfaiteurs et l’administration des dons sont coordonnées par la Fondation de l’HGJ.

Un appui financier important provient également des Auxiliaires de l’HGJ, qui s’occupent de préparer une variété de programmes et d’événements spéciaux afin d’amasser des fonds permettant l’achat de matériel pour les différents services de l’hôpital. De plus, les bénévoles des Auxiliaires donnent généreusement de leur temps en s’engageant dans les programmes d’humanisation des soins en vue d’encourager les patients et de leur apporter le soutien moral si important dans les moments difficiles.

Le Service des bénévoles, créé en 1955, coordonne les efforts de la majeure partie des bénévoles de l’hôpital, un groupe de personnes remarquables — du jeune étudiant du secondaire au retraité de 80 ans ou plus. Certains aiment bien jouer un rôle actif dans un grand établissement de santé, alors que d’autres trouvent dans le bénévolat une belle occasion de remercier l’HGJ pour les soins médicaux exceptionnels dont ils ont déjà bénéficié. Il arrive souvent que des bénévoles passent un quart de siècle au service de l’hôpital, et il y en a même, beaucoup plus rares ceux-là, qui répondent à l’appel depuis plus de 40 ans. Ensemble, les 875 bénévoles de l’HGJ fournissent à l’hôpital un total d’environ 90 000 heures de service par année.

Regard sur l'avenir
Résolument engagé dans le XXIe siècle, l’Hôpital général juif a comme premier objectif de trouver des façons novatrices et efficaces pour s’adapter aux changements démographiques de sa clientèle et répondre aux besoins médicaux de ses patients.

Une solution avantageuse a été identifiée, soit l’expansion des locaux existants (par exemple la construction de nouvelles installations pour la radio-oncologie au sous-sol, près de l’entrée principale), ainsi que le développement de la propriété voisine acquise des Sœurs de Sainte-Croix. Ces installations, nouvelles ou plus vieilles, continueront de bénéficier de programmes d’amélioration mettant à profit les technologies numériques et sans fil. De cette façon, l’HGJ se propose de réduire les temps d’attente en modernisant ses services aux patients.

Ces changements seront réalisés en privilégiant de plus en plus l’importance du travail d’équipe et la collaboration entre tous ceux qui prodiguent des soins et des traitements aux patients. Ainsi, au lieu de se faire passer d’un professionnel de la santé à un autre, le patient est traité par une équipe bien coordonnée qui comprend les médecins et les infirmières, de même que les professionnels affiliés comme les pharmaciens, physiothérapeutes, nutritionnistes et travailleurs sociaux.

Avec l’augmentation du nombre de personnes âgées en raison du vieillissement des baby-boomers, l’Hôpital général juif met aussi l’accent sur la prévention de la maladie. Présentement, cette approche est particulièrement manifeste dans les activités du Centre du cancer Segal et du Centre de prévention cardiovasculaire, où les patients bénéficient régulièrement de conseils pour le maintien d’une bonne santé. L’hôpital est là pour prodiguer les meilleurs traitements possible, mais il cherche aussi à protéger les patients pour qu’ils n’aient pas besoin de recourir aux traitements. De la même façon, l’objectif à long terme que se fixe l’HGJ n’est pas uniquement de prolonger la vie, mais d’aider les individus à demeurer en santé et à profiter d’une vie active et autonome le plus longtemps possible.