Hausse soudaine des inscriptions pour avoir accès à un médecin de famille

Plus de 40 000 personnes habitant dans le territoire du CIUSSS du Centre‑Ouest-de-l’Île-de-Montréal se sont inscrite auprès d’un médecin de famille au cours de l’année et demie qui a suivi la création de ce réseau de soins de santé, déclare Marie Ouellon, directrice du Programme de services intégrés de première ligne. « En définitive, je veux que chaque personne ait accès à ces services », ajoute-t-elle.

Madame Ouellon explique qu’avant la restructuration du système de soins de santé, en 2015, plusieurs personnes n’avaient pas accès à un médecin de famille et ne savaient pas vers qui se tourner en cas de problème. Même si de l’aide était disponible dans des cliniques comme le Centre sans rendez-vous Herzl CRIU de l’HGJ, les possibilités d’obtenir un suivi auprès d’un médecin de famille familier avec leur situation médicale étaient restreintes.

En outre, madame Ouellon souligne que plusieurs personnes ne consultaient pas régulièrement un médecin de famille pour des soins généraux. Par conséquent, elles ignoraient parfois qu’elles devaient prendre certaines mesures préventives qui, dans certains cas, pouvaient éviter une visite au Service de l’urgence, voire aider à prévenir une hospitalisation.

La création de Groupes de médecine familiale, au sein du CIUSSS du Centre‑Ouest-de-l’Île-de-Montréal et dans l’ensemble des réseaux de soins de santé de la province, a été d’une importance clé, de dire madame Ouellon. L’inscription pour demander l’accès à un médecin de famille peut être effectuée sur le site Web du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Ces groupes, auxquels sont affiliés environ 400 médecins dans 11 cliniques du CIUSSS, attribuent chaque personne enregistrée à un médecin de famille qui travaille au sein d’une équipe avec d’autres médecins, infirmiers, pharmaciens, travailleurs sociaux et différents professionnels des soins de santé.

Cette démarche d’équipe signifie que même si le médecin habituel n’est pas disponible, le patient peut consulter un autre médecin, un infirmier ou, s’il y a lieu, un autre professionnel du Groupe de médecine familiale.

Pour le patient, cette structure réduit au minimum le délai pour obtenir de l’aide, dit madame Ouellon. Pour le système de soins de santé, il s’agit d’un avantage considérable puisque le Service de l’urgence de l’hôpital n’est plus la destination automatique d’une personne devant consulter un médecin pour une situation médicale sans gravité. De plus, elle note que plus de patients peuvent être affectés à chaque médecin, puisque la  participation personnelle de ces derniers n’est pas nécessaire lors de chaque visite du patient à la clinique.

Selon la littérature médicale et les résultats de plusieurs études internationales, environ 80 pour cent des membres de la population, c’est-à-dire l’ensemble de la population sauf les personnes en bonne santé dans la force de l’âge, devraient être inscrits auprès d’un omnipraticien. Au Québec, le gouvernement a donné la directive aux réseaux de santé d’atteindre un niveau d’inscription de 85 pour cent d’ici décembre 2018.

Le défi, comme toujours, est de réaliser cet objectif dans le cadre de restrictions budgétaires strictes, commente madame Ouellon. « Je ne crois pas que nous aurons besoin de plus de médecins pour que les services de notre nouvelle organisation fonctionnent correctement. Mais, nous devrons faire preuve de beaucoup de créativité pour fournir à la population les services dont elle a besoin et qu’elle mérite. »

 

TD French

Previous article

Une nouvelle unité d’hémodialyse remplace les installations « désuètes »!

Next article

Les Auxiliaires jettent un regard en arrière pour mieux aller de l’avant

Sans Commentaires

Leave a comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *