In memoriam

Herbert E. Siblin, C.M., FCA

La grande famille de l’HGJ déplore le décès, le 14 juillet dernier, d’Herbert E. Siblin, un homme profondément admiré et respecté de tous. M. Siblin a été membre du conseil d’administration de l’HGJ pendant près de deux décennies et il a occupé les fonctions de président du conseil d’administration de 1983 à 1985.

En 1984, le maire de Montréal, Jean Drapeau (à droite) a dévoilé une plaque commémorant le 50e anniversaire de la fondation de l’Hôpital général juif. Herbert Siblin, président du conseil d’administration de l’HGJ, montre au maire les plans de la nouvelle aile ouest.

En 1984, le maire de Montréal, Jean Drapeau (à droite) a dévoilé une plaque commémorant le 50e anniversaire de la fondation de l’Hôpital général juif. Herbert Siblin, président du conseil d’administration de l’HGJ, montre au maire les plans de la nouvelle aile ouest.

L’engagement de M. Siblin auprès de l’HGJ remonte à 1970, alors qu’il prodiguait des conseils financiers à l’hôpital à titre de comptable agréé. Lors de la grave crise budgétaire au cours des  années 1970, M. Siblin est devenu membre du Comité de contrôle budgétaire nouvellement formé pour aider l’Hôpital à surmonter ses problèmes.

Il a également été d’un apport précieux à titre de vice-président et de trésorier de la Fondation Sir Mortimer Davis Inc., pour assurer l’intégration harmonieuse du fonds Davis, légué à l’Hôpital, à celui de la Fondation de l’HGJ.

M. Siblin a obtenu son titre de CA de l’École de commerce de l’université McGill en 1953, et il a reçu la Médaille de distinction du lieutenant-gouverneur pour avoir obtenu les meilleurs résultats de sa classe. Par la suite, il est devenu l’associé directeur et président du comité exécutif de Zittrer, Siblin, Stein, Levine, l’un des cabinets d’experts-comptables chefs de file au Canada.

Parmi les nombreux honneurs conférés à M. Siblin, citons qu’il a été Fellow de l’Ordre professionnel des comptables agréés du Québec, président du Cercle canadien de Montréal et nommé au Comité consultatif spécial chargé d’étudier l’avenir des sociétés d’État par le gouvernement du Québec.

En reconnaissance de sa brillante carrière professionnelle, M. Siblin a reçu le titre de gouverneur émérite et trésorier honoraire de l’université McGill, où il a siégé comme membre du Conseil des gouverneurs. En reconnaissance de son apport à la communauté pendant toute sa vie, il a été reçu membre de l’Ordre du Canada en 2002.

 

Dr Norman Kalant

Dr Norman Kalant

Dr Norman Kalant

L’Hôpital général juif et l’Institut Lady Davis présentent leurs plus sincères condoléances à la famille et aux amis du Dr Norman Kalant, décédé le 14 août dernier, à l’âge de 91 ans. Nous nous souviendrons avec émotion du Dr Kalant, qui a été le premier directeur du Service de recherche lors de l’ouverture de l’Institut Lady Davis de l’HGJ, en 1969.

Le Dr Kalant a consacré un demi-siècle de sa vie à la recherche. En effet, en 1955, le Dr Kalant entre au service de l’HGJ à titre de directeur adjoint à la recherche. Il reste à ce poste jusqu’en 1962, avant d’être nommé directeur associé à la recherche, fonction qu’il occupe jusqu’en 1967. Quittant son poste de directeur de la recherche à l’ILD en 1991, il devient consultant pour l’HGJ jusqu’à ce qu’il prenne sa retraite, en 2005.

Le Dr Kalant a obtenu son diplôme de médecine de l’Université de Toronto, en 1947, et son doctorat en médecine expérimentale de l’université McGill, en 1954. Il a poursuivi son travail de recherche à l’école de médecine de l’université Tufts, à Boston (1954-1955).

Des éloges pour le Dr Norman Kalant

Lors d’un événement soulignant le départ à la retraite du Dr Norman Kalant, en April 2005, trois dirigeants de l’HGJ ont fait l’éloge de sa carrière de 50 ans dans le domaine de la recherche en ces mots :

Dr Mark Wainberg, directeur de la recherche à l’Institut Lady Davis : « Le Dr Kalant a pris le temps de jouer le rôle de mentor auprès de chaque scientifique débutant qui franchissait nos portes. Il ne se contentait pas de salutations amicales, il s’intéressait à leur travail et lisait leur demande de bourse en améliorant certains passages de façon à ce que leurs travaux soient décrits sous le meilleur jour possible. »

Henri Elbaz, directeur général : « Il a le cerveau d’un grand chercheur et il est d’une parfaite intégrité, tant sur le plan personnel que professionnel. »

Archie Deskin, ancien directeur général : « La première fois que j’ai rencontré le Dr Kalant, vers la fin des années 1950, il était l’un de nos premiers médecins à se consacrer presque entièrement à la recherche. L’Hôpital lui est extrêmement redevable d’avoir travaillé inlassablement à promouvoir le développement de notre Institut, qui a contribué de manière considérable à affermir la réputation de l’HGJ. »

Par la suite, il a occupé les postes de professeur adjoint (1958-1964), professeur agrégé (1964-1981) et professeur titulaire (depuis 1981) au département de médecine expérimentale de McGill.

Préoccupé par la question de l’accès universel aux soins médicaux, le Dr Kalant s’engage activement dans la Coalition des médecins pour la justice sociale, qu’il représente, en 2001, devant la Commission d’études sur les services de santé et les services sociaux (Commission Clair) et, en 2002, devant la Commission sur l’avenir des soins de santé au Canada (Commission Romanow).

Sur le plan personnel, sa famille garde le souvenir d’un homme qui aimait le plein air, particulièrement au Parc Algonquin, ou il a initié ses enfants au canotage et au camping. Il était également animé d’une vive passion pour la musique classique (particulièrement pour Bach), pour le tennis, pour le ski de fond, pour la bicyclette et pour le travail du bois.

Lors d’une réunion dans la salle du conseil de l’HGJ lors de son départ à la retraite, en avril 2005, le Dr Kalant a déclaré : « Je vous remercie de reconnaître mes réalisations, mais ma contribution est modeste comparativement à ce que nous avons accompli ensemble. »
« Je souhaite que l’Hôpital de continuer de se démarquer par la qualité de ses soins cliniques, de son enseignement universitaire et, surtout, par son appui au maintien de notre système de soins de santé, auquel tant de gens semblent prêts à renoncer. »

 

Mona Kravitz

C’est avec une grande tristesse que la grande famille de l’HGJ a appris le 3 juin dernier le décès de Mona Kravitz, qui a occupé le poste de directrice générale adjointe (soins infirmiers) à l’hôpital de 1996 à 2006.

Mona Kravitz

Mona Kravitz

Mme Kravitz a contribué à la reconnaissance du rôle des infirmières en tant que membres à part entière de l’équipe des soins de santé, et a fait de l’HGJ un « hôpital de prédilection » pour le recrutement et la rétention d’infirmières chevronnées. Son leadership a été d’un apport essentiel pour maintenir un roulement d’infirmières très faible, contrairement à la tendance à l’échelle mondiale.

Au printemps 2006, peu avant sa retraite, elle a reçu le premier Prix Jeanne Mance de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec en reconnaissance de son leadership exceptionnel et de son apport significatif au développement des soins infirmiers ainsi qu’à l’amélioration des soins de santé dans la province.

Après avoir obtenu un diplôme en soins infirmiers à l’École des sciences infirmières de l’HGJ, Mme Kravitz a poursuivi ses études à l’université McGill, où elle a obtenu un baccalauréat en sciences infirmières, en 1969, et une maîtrise en sciences, en 1973. De 1986 à 1996, elle a occupé le poste de directrice des soins infirmiers (services médicaux) à l’Hôpital Royal Victoria. À ce titre, elle a reçu le tout premier prix du médecin en chef décerné à une infirmière. Elle a également enseigné pendant plusieurs années comme professeure agrégée au programme de maîtrise à l’École des sciences infirmières de l’université McGill.

Mme Kravitz a également été membre de nombreux groupes de travail de l’Hôpital et de l’université, et a agi comme consultante auprès de plusieurs institutions comme l’École des sciences infirmières de l’Université du Manitoba, l’université Memorial de Terre-Neuve, le Conseil québécois de la recherche sociale, et d’autres groupes communautaires et professionnels.

« Les visiteurs sentent qu’il y a quelque chose de très particulier dans notre hôpital, a déclaré Mme Kravitz lors de sa retraite. Nous sommes beaucoup plus qu’un hôpital traditionnel; notre hôpital est un endroit où les membres du personnel ont à cœur le bien-être des patients et de leurs collègues. Nous sommes redevables envers la communauté à laquelle nous appartenons ».

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