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Les saines habitudes de vie ont prépondérance sur les bons gènes pour la longévité

Selon un spécialiste américain, les gènes jouent un rôle défensif plus important après 90 ans

Il semble que l’âge de 90 ans (plus ou moins un an) soit un jalon réel dans notre vie. En effet, selon un spécialiste américain des personnes extrêmement âgées, c’est l’âge où nos gènes commencent à jouer un rôle de plus en plus important, pour permettre à certaines personnes de vivre jusqu’à 100 ans, ou plus.

Lors d’une conférence à l’HGJ, le Dr Thomas T. Perls, directeur de l’étude New England Centenarian Study au Boston Medical Center, a déclaré que l’adoption de saines habitudes de vie avant l’âge de 90 ans, comme faire de l’exercice, manger sainement et ne pas fumer, nous confère environ 70 pour cent de la protection requise pour vivre jusqu’à un âge avancé, par rapport à 30 pour cent pour notre capital génétique.

Toutefois, selon le Dr Perls, ces rôles commencent à s’inverser progressivement vers l’âge de 90 ans. Et, vers 100 ans, les gènes fournissent 70 pour cent de la protection contre les maladies graves, tandis que les saines habitudes de vie représentent seulement 30 pour cent de la protection.

Par conséquent, les personnes dont le bon patrimoine génétique est confirmé par l’âge avancé des membres de leur famille doivent elles aussi adopter un mode de vie sain au cours des premières décennies de leur vie. C’est seulement beaucoup plus tard que le capital génétique entre en jeu pour les protéger contre la maladie.

L’expérience du Dr Perls en matière de recherche et de soins aux patients âgés de plus de 100 ans était le sujet de la Troisième conférence commémorative annuelle Goldie Raymer, qui a eu lieu le 31 octobre dernier. Le Dr Perls a présenté un exposé devant une salle comble, à l’amphithéâtre Block, dans le cadre de la conférence organisée par la Division de médecine gériatrique de l’HGJ.

Le Dr Perls, qui est professeur de médecine à l’École de médecine de l’Université de Boston, a expliqué que ses conclusions étaient fondées sur plusieurs années d’études sur la longévité, et dans certains cas sur le décès, des participants à l’étude New England Centenarian Study.

« Il ne s’agit pas de dire plus vous vieillissez, plus vous serez malade, mais plutôt plus vous vieillissez, plus vous serez en santé ».

Les quelque 2 220 participants à l’étude sur les centenaires comprenaient au moins 150 « supercentenaires » âgés de 110 à 119 ans. L’étude portait également sur les traits génétiques particuliers et comprenait un suivi de la vie d’environ 500 enfants des participants, âgés de 63 à 99 ans.

Le Dr Perls a souligné combien il était fier de l’inclusion à l’étude New England Centenarian Study de ce grand nombre de supercentenaires, qui représentent seulement une personne sur cinq millions parmi la population mondiale. « Nous avons parcouru le monde pour trouver ces supercentenaires. En Amérique du Nord, il y en a probablement seulement une centaine à n’importe quel moment. »

L’importance d’un mode de vie sain est confirmée par l’espérance de vie des membres du mouvement religieux Adventiste du Septième Jour, explique le Dr Perls. « Les préceptes de leur religion sont fondés sur des habitudes de vie particulièrement saines, parce que selon eux, Dieu leur a donné le cadeau extraordinaire d’un corps spectaculaire. »

« Ils doivent être végétariens, ne pas fumer, ne pas boire d’alcool, faire de l’exercice régulièrement, manger avec modération et consacrer du temps à leur famille et à leur religion, ce qui peut être considéré comme une bonne gestion du stress. Il n’est donc pas étonnant que leur espérance de vie soit de 89 ans pour les femmes et de 86 ans pour les hommes », ce qui est considérablement plus élevé que dans l’ensemble de la population.

« Il ne s’agit pas de dire plus vous vieillissez, plus vous serez malade, mais plutôt plus vous vieillissez, plus vous serez en santé », ajoute le Dr Perls.

Il est intéressant de noter que 85 pour cent des centenaires sont des femmes, qui quand elles sont malades « gèrent beaucoup mieux les maladies liées au vieillissement, sans que nous sachions pourquoi. Mais il s’agit d’une arme à double tranchant : elles vivent plus longtemps, mais elles sont touchées par plus de maladies et d’incapacités chroniques. »

En revanche, les hommes qui deviennent centenaires le sont, la plupart du temps, parce qu’ils n’ont pas contracté de maladie liée au vieillissement. Mais quand ils succombent à la maladie, ils décèdent relativement rapidement.

Dr Perls a également exprimé un grand mépris pour ce qu’il appelle les « guérisseurs » et les « charlatans » qui profitent de la vulnérabilité des consommateurs sans méfiance pour leur vendre des pilules, des injections et autres préparations censées ralentir, voire inverser le vieillissement. « Gardez vos distances, ils ont seulement leur intérêt à cœur », ajoute le Dr Perls.

Considérer le vieillissement comme une forme de maladie est une autre mauvaise perception, dit le Dr Perls « c’est vrai, tout ralenti, nous marchons plus lentement, nos réflexes sont moins rapides et nos forces diminuent, mais si vous parlez de la vieillesse comme d’une maladie, la société considèrera les personnes âgées comme des personnes malades.

« Le cas échéant, les personnes âgées deviendront l’emblème de la maladie et ils seront marginalisés et la cible de toutes sortes de partis pris sans fondement. Je n’ai qu’une chose à dire à ce sujet : c’est inacceptable.

 

TD French

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