L’HGJ obtient un statut supérieur en matière de traitement des accidents vasculaires cérébraux

Reconnaissance particulière pour la qualité et l’efficacité des soins assurant la survie

C’est comme si quelqu’un avait claqué des doigts et un instant plus tard Bela Erdoskarpaty gisait inconscient au sol. Par la suite, il a été étonné d’apprendre qu’il avait été terrassé par un accident vasculaire cérébral (AVC), qui est caractérisé par une interruption soudaine du débit sanguin vers le cerveau. Mais, c’est la brutalité de l’accident qui l’a vraiment surpris.

« Je me suis simplement écroulé, il n’y a eu aucun signe précurseur, rien », confirme M. Erdoskarpaty, entre deux tests au Centre des accidents vasculaires cérébraux Edmond J. Safra, à l’HGJ, en juin dernier, quatre jours après son accident. Il se souvient d’avoir repris conscience une minute après l’événement, mais « j’ai tout de suite su que quelque chose n’allait pas, parce que je n’étais jamais tombé de cette manière auparavant. »

M. Erdoskarpaty, qui est âgé de 79 ans, était en visite chez une amie avec qui il s’apprêtait à sortir faire quelques courses, quand il s’est effondré. Heureusement, au même moment, son amie parlait au téléphone avec son fils, à Guelph, et c’est ce dernier qui a rapidement téléphoné à Urgence Santé.

Moins de 10 minutes plus tard, M. Erdoskarpaty était dans une ambulance et rassuré d’être en route pour l’HGJ où, en 2007, il avait reçu « des soins parfaits » après avoir subi un pontage coronarien. Ce qu’il ne savait pas encore c’est que l’Hôpital avait été agréé comme centre secondaire de traitement des accidents vasculaires cérébraux par le gouvernement en mars 2016, ce qui en faisait l’endroit idéal pour l’aider.

Le nouveau titre confirme que l’Hôpital possède un niveau de savoir-faire et de performance plus élevé, et que les soins prodigués après un AVC sont supérieurs aux soins généraux (ou primaires) prodigués dans plusieurs autres établissements de soins de santé.

Selon le Dr Jeffrey Minuk, chef du Service de neurosciences de l’HGJ, quand une personne est terrassée par un AVC à Montréal, elle n’est pas nécessairement transportée à l’hôpital le plus proche. Ce patient est plutôt transporté à l’un des quatre seuls Centres secondaires de traitement des accidents vasculaires cérébraux : l’HGJ, l’Hôpital général de Montréal, l’Hôpital Sacré-Cœur ou l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (des soins tertiaires ou des soins hautement spécialisés pour les AVC sont prodigués à l’Institut de neurologie de Montréal et à l’Hôpital Notre-Dame).

Les dons privés sont essentiels aux soins de qualité supérieure

Le Centre des accidents vasculaires cérébraux Edmond J. Safra de l’HGJ  a été fondé en2008, grâce à l’engagement et à la générosité de la Fondation philanthropique Edmond J. Safra, en Suisse, à la famille de Maurice S. Peress et à l’appui d’un groupe de Montréalais dirigé par Rona et Robert Davis.

De plus, la famille Goodman a établi le Fonds de dotation Rosalind et Morris Goodman et famille pour un Centre intégré de soins des AVC, grâce auquel l’HGJ a pu recruter le Dr Alexander Thiel comme directeur du Centre. L’Hôpital est également en mesure d’appuyer le programme de recherche en neuroplasticité du Dr Thiel, dans le cadre duquel de nouveaux traitements ont été mis au point pour intervenir auprès des patients au tout début d’un AVC, quand le potentiel de rétablissement complet est le plus grand.

Les deux initiatives ont eu une incidence importante sur la qualité de vie des patients victimes d’un AVC, non seulement au Canada, mais partout dans le monde. Elles illustrent le travail de la Fondation de l’HGJ dans l’établissement de partenariats avec des donateurs pour s’assurer que les Québécois bénéficient de la technologie de pointe et des percées médicales en matière de soins de santé et de recherche.

Le public, les corporations et les fondations sont invités à appuyer les recherches du Dr Thiel ainsi que celles d’autres chercheurs qui effectuent des études novatrices ayant trait à la biologie de base du vieillissement et aux maladies liées au vieillissement et plus particulièrement aux AVC.

Les donateurs peuvent envoyer leur contribution à l’Axe de recherche en médecine régénératrice et moléculaire à l’Institut Lady Davis de l’HGJ. Des dons peuvent également être effectués pour appuyer le Centre des accidents vasculaires cérébraux. Pour plus d’information ou pour faire un don, veuillez communiquer avec la Fondation de l’HGJ ou téléphonez au 514-340-8251.

Plus tard, M. Erdoskarpaty a été soulagé d’apprendre que son AVC, causé par une occlusion dans le cou, n’avait pas eu d’incidence importante sur ses fonctions cérébrales. Même l’affaissement de son visage a disparu assez rapidement. Toutefois, en raison de son âge et de ses problèmes cardiaques antérieurs, plus de tests s’imposaient pour éliminer tout autre risque potentiel.

« Il y a eu tellement de tests, que j’ai déjà oublié ce que la plupart d’entre eux étaient », ajoute M. Erdoskarpaty en souriant. « Mon AVC n’était pas grave, mais ils se sont vraiment assurés qu’il n’y avait rien d’autre. Ils sont très sérieux! »

Le 18 mai dernier, la certification de l’HGJ comme centre secondaire de traitement des accidents vasculaires cérébraux était célébrée par (de droite à gauche) le Dr Jeffrey Minuk, le Dr Lawrence Rosenberg, Francine Dupuis (présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS du Centre Ouest-de-l’Île-de-Montréal), Johanne Boileau (directrice des soins infirmiers du CIUSSS) et Fabienne Germeil, qui a en main la lettre du gouvernement confirmant le nouveau statut de l’Hôpital.

Le 18 mai dernier, la certification de l’HGJ comme centre secondaire de traitement des accidents vasculaires cérébraux était célébrée par (de droite à gauche) le Dr Jeffrey Minuk, le Dr Lawrence Rosenberg, Francine Dupuis (présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS du Centre Ouest-de-l’Île-de-Montréal), Johanne Boileau (directrice des soins infirmiers du CIUSSS) et Fabienne Germeil, qui a en main la lettre du gouvernement confirmant le nouveau statut de l’Hôpital.

Lors de la cérémonie du 18 mai dernier, célébrant la nouvelle certification de l’Hôpital, le docteur Lawrence Rosenberg, président-directeur général du CIUSSS du Centre‑Ouest-de-l’Île-de-Montréal, a félicité l’équipe d’AVC interdisciplinaire, composée de médecins, d’infirmières, d’un physiothérapeute, d’un orthophoniste, d’un diététiste, d’un travailleur social et d’un ergothérapeute, d’avoir « établi la norme pour ce que nous voulons mettre en place au sein de notre réseau et à l’Hôpital au cours des années à venir. »

« La qualité de votre travail et l’envergure de l’intégration des différents Services que vous avez réunis pour atteindre ce niveau de réussite sont stupéfiantes et remarquables. »

Selon le Dr Minuk, la désignation supérieure conférée à l’Hôpital, qui est l’aboutissement d’un processus de quatre ans d’améliorations et d’inspections gouvernementales, a été obtenue, en grande partie, grâce à une meilleure performance.

Pour acquérir ce statut plus élevé, le Service de neurosciences a dû développer un système de réaction rapide pour avertir tous les membres de l’équipe d’AVC concernés, c’est-à-dire le chef d’équipe, les neurologues et un technicien en radiologie, et s’assurer qu’ils étaient présents et prêts à intervenir dès que l’ambulance arrivait au Service de l’urgence avec un patient.

Maintenant, il faut seulement approximativement 52 minutes pour effectuer l’évaluation, la tomographie et commencer le traitement d’un patient nouvellement arrivé, une amélioration considérable comparativement aux 90 minutes dont nous avions besoin auparavant (les lignes directrices de Santé Canada fixent l’objectif d’intervention à 60 minutes).

Le Dr Minuk explique : « cela signifie que nous rétablissons la circulation sanguine plus rapidement et que le cerveau subit moins de dommages neurologiques, ce qui réduit la durée de l’hospitalisation. Conformément au dicton ‘chaque seconde compte pour le cerveau’, plus nous intervenons rapidement, moins il y aura de dommage. »

« Les infirmières ont dû revoir tout ce qui avait trait aux soins relatifs aux AVC. Même si elles prodiguaient déjà des soins aux patients victimes d’un AVC, nous avons revu le sujet comme s’il s’agissait d’infirmières qui commençaient à travailler à l’Hôpital. »
De plus, le temps d’attente au Service de l`urgence avant un transfert au Centre des accidents vasculaires cérébraux est passé de 24 heures à 4 heures. Le relogement du Centre des accidents vasculaires cérébraux au 10e étage du pavillon K, en janvier dernier, a grandement contribué à cette amélioration, puisque les patients peuvent maintenant faire l’objet d’un suivi intense ailleurs qu’au Service de l’urgence. Le transfert est effectué le plus rapidement possible et les précieux lits du Service de l’urgence sont libérés plus vite.

Pour assurer le suivi intense des patients dans leur chambre, tous les membres du personnel ont suivi plusieurs mois de formation, et les infirmières, en particulier, sont devenues des spécialistes d’une démarche qui ressemble considérablement à celle des soins infirmiers en soins intensifs.

« En réalité, il a fallu tout inventer », explique Fabienne Germail, l’infirmière-chef du Service de neurosciences. « Les infirmières ont dû revoir tout ce qui avait trait aux soins relatifs aux AVC. Même si elles prodiguaient déjà des soins aux patients victimes d’un AVC, nous avons revu le sujet comme s’il s’agissait d’infirmières qui commençaient à travailler à l’Hôpital. Nous avons implanté le processus dans les anciens locaux du Centre des accidents vasculaires cérébraux, au 4e ouest, et la transition a été des plus harmonieuses quand nous nous sommes installés au pavillon K. »

Autres caractéristiques clés des nouveaux locaux :

  • salle de réadaptation claire, aérée et entièrement équipée, idéale pour la physiothérapie et l’ergothérapie, y compris les exercices de port de poids, les marches et les montées d’escaliers supervisées. Nous étions tellement à l’étroit au 4e ouest que ces activités avaient souvent lieu dans les corridors ou dans la chambre des patients;
  • chambres individuelles qui permettent aux patients, dont le décès est imminent et inévitable, de recevoir des soins palliatifs en privé et avec dignité;
  • installation de recherche actualisée et maintenant idéalement située à côté de la salle de réadaptation, ce qui permet d’évaluer plus facilement le résultat des différents types de thérapies.

« Nous n’aurions pas pu obtenir la nouvelle certification sans l’engagement et les efforts professionnels de plusieurs intéressés, au sein de l’Hôpital et de notre réseau de santé », déclare le Dr Minuk. « En ce qui me concerne, il s’agit de l’excellence en matière de coopération et de travail en équipe. »

 

TD French

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