La recherche à l'Institut Lady DavisOctobre 2016

Renouvellement du mandat du Consortium pour la sécurité des médicaments à l’échelle du Canada, situé à l’Institut Lady Davis

Le mandat du Consortium national pour l’innocuité des médicaments d’ordonnance, situé à l’Institut Lady Davis de l’HGJ, a été renouvelé pour cinq ans. Le réseau canadien pour l’étude observationnelle des effets des médicaments (RCEOEM) poursuivra donc pendant cinq années de plus ses recherches en matière d’innocuité des médicaments d’ordonnance et d’effets secondaires possibles insoupçonnés auparavant.

Le Dr Samy Suissa, directeur du Centre d’épidémiologie clinique de l’Institut Lady Davis, est le directeur du RCEOEM depuis son lancement en 2011.

« Notre équipe a dépassé toutes les attentes au cours des cinq premières années», a déclaré le docteur Suissa. » «En regroupant l’expertise de certains des meilleurs penseurs dans le domaine de la pharmacoépidémiologie au Canada, nous avons optimisé la qualité et la quantité des recherches effectuées. Nous avons substantiellement amélioré l’étude de l’innocuité et de l’efficacité des médicaments en ayant la possibilité de consulter et d’utiliser de vastes bases de données. »

Les recherches menées par le RCEOEM sont fondées sur les données selon lesquelles chaque année 150 000 Canadiens sont hospitalisés et 10 000 meurent des réactions indésirables associées aux médicaments d’ordonnance. Bien que ces médicaments fassent l’objet de procédures d’approbations rigoureuses, les essais cliniques ne peuvent pas prévoir toutes les comorbidités et les interactions avec les autres médicaments qui sont utilisés dans la vie de tous les jours. Il arrive que des effets à long terme apparaissent seulement après qu’un médicament ait été utilisé par plusieurs personnes pendant plusieurs années.

Le RCEOEM est un réseau national réunissant des chercheurs qui collaborent pour étudier l’innocuité et l’efficacité des médicaments. À cette fin, ils ont accès aux dossier médicaux numérisés (et anonymes) de plus de 102 millions de personnes, provenant de bases de données du Canada, du Royaume-Uni et des États-Unis.

Les résultats des recherches, qui ont été publiés dans des revues prestigieuses et attiré un auditoire international de cliniciens et de législateurs, ont convaincu les Instituts de recherche en santé du Canadade renouveler le mandat du réseau pour cinq ans.

« Nous avons répondu à certaines questions très importantes relativement à des médicaments utilisés couramment dans la maladie vasculaire, le diabète, la maladie de Parkinson, les problèmes gastro-intestinaux et d’autres maladies», a déclaré le docteur Suissa. « Nos travaux ont eu des répercussions directes sur la pratique clinique.»

Il cite par exemple le cas de l’isotrétinoïne, un médicament populaire et efficace contre l’acné qui peut mener à des malformations fœtales lorsqu’il est administré au cours de la grossesse. En se fondant sur des données pancanadiennes, leRCEOEM a signalé dans un article publié dans le Journal de l’Association médicale canadienneque ce médicament était encore mal utilisé, et rappelé aux cliniciens le danger de le prescrire à une femme susceptible de tomber enceinte.

Lorsqu’on demande au docteur Suissa quels résultats l’ont surpris, il cite l’étude sur les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) dirigée par le docteur Kristian Filion, également chercheur au Centre d’épidémiologie clinique de l’ILD, qui contredisait plusieurs résultats antérieurs voulant que l’utilisation de ces médicaments soit associée à un risque plus élevé de pneumonie. Démystifier cet effet secondaire a permis aux médecins de prescrire ce médicament très efficace contre le reflux gastro-intestinal avec plus de confiance. Par conséquent, les IPP peuvent maintenant être administré aux personnes âgées, pour qui le danger de contracter une pneumonie est particulièrement grave.

D’autres chercheurs du Centre d’épidémiologie clinique de l’ILD participent activement aux recherches du RCEOEM, y compris le Dr Pierre Ernst, le Dr Laurent Azoulay et le Dr Christel Renoux. Les études à venir porteront, entre autres, sur les nouveaux anticoagulants utilisés contre la thromboembolie veineuse et la fibrillation auriculaire, de nouveaux produits biologiques pour traiter l’arthrite rhumatoïde et la quétiapine, un antipsychotique utilisé pour traiter la schizophrénie, le trouble bipolaire et le trouble dépressif majeur.

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